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Paroisse de l'Église Apostolique Arménienne de Lyon et des Environs
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Visites des patriarches

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a Sainteté Karékine II, de son nom de baptême Ktrij Nersissian, est né le 21 août 1951 dans le village de Vosguéhat, près d’Etchmiadzine.

Il étudie au séminaire d’Etchmiadzine de 1965 à 1971. En 1970, il est ordonné diacre et en 1972, il devient vartabed (archimandrite ou docteur en théologie) sous le nom de Karékine.

Il poursuit ses études de théologie à Vienne (Autriche), puis en Allemagne où il est nommé curé et ressort diplômé de l’université de Bonn.

Ses études universitaires supérieures à l’académie orthodoxe russe de Zagorsk (Russie) sont couronnées par un diplôme en 1979.

En 1983, il est désigné vicaire patriarcal du diocèse d’Ararat et consacré évêque la même année par Sa Sainteté Vazken 1er,, le 23 octobre 1983.

Il reçoit le titre honorifique d’archevêque en novembre 1992. Il fonde le séminaire Vazkénian de Sévan. En 1998, Sa Sainteté Karékine 1er le nomme vicaire général catholicossal.

Il est élu 132ème Catholicos de tous les Arméniens le 27 octobre 1999 sous le nom de Karékine II, succédant ainsi au Catholicos Karékine 1er décédé le 29 juin 1999 à Etchmiadzine.

Catholicos_Karekine_II

Sa visite pastorale à la paroisse de Lyon

Le Catholicos Karékine II visite la paroisse arménienne de Lyon le 29 octobre 2001 et du 12 au 16 novembre de la même année. Au cours de cette visite pastorale, il participe à la rencontre de Sant’Egidio (Sant’Egidio est une communauté chrétienne née en 1968, au lendemain du concile Vatican II, à l’initiative d’Andrea Riccardi, dans un lycée du centre de Rome. Au fil des années, elle est devenue un réseau de communautés qui, dans plus de 70 pays dans le monde, avec une attention particulière aux périphéries et aux personnes périphériques, rassemble des hommes et des femmes de tout âge et de toute condition, unis par un lien de fraternité dans l’écoute de l’évangile et dans l’engagement bénévole et gratuit pour les pauvres et pour la paix). La prière, les pauvres et la paix sont ses références fondamentales.

Article du journal « La Croix » du 16 avrilv2013 sur la 19ème rencontre de Sant’Egidio à Lyon

« Du dimanche 11 au mardi 13 septembre, la Communauté de Sant’Egidio a organisé à Lyon, et pour la première fois en France, sa rencontre internationale annuelle « Hommes et religions ». Cette 19e édition portait sur « le courage d’un humanisme de paix ». Au cours de ces trois journées, 300 représentants de toutes confessions, venus du monde entier, ont prié ensemble et ont confronté leurs convictions autour de multiples tables rondes. Les débats, qui avaient lieu au Centre des Congrès de Lyon, ont également été suivis par plus de 5 000 personnes. D’autres initiatives ont permis aux Lyonnais et aux visiteurs de participer à des animations dans différents quartiers et dans les édifices cultuels de la ville.
Des temps de prière ont eu lieu le dimanche matin, dont une célébration eucharistique en la basilique de Fourvière présidée par Mgr Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, en présence du Catholicos arménien Karékine II.
Dans l’après-midi, une séance inaugurale a réuni autour d’Andrea Riccardi, fondateur de Sant’Egidio, des personnalités de premier plan dont M. Nicolas Sarkozy, ministre français de l’Intérieur, le Dr Rowan Williams, archevêque de Cantorbery, le cardinal Philippe Barbarin, et M. Gérard Collomb, maire de Lyon, tous deux hôtes de ce rassemblement.
En septembre 1986, lors de sa visite dans la capitale des Gaules, Jean-Paul II avait annoncé le premier rassemblement d’Assise (Italie), ville de saint François, le 27 octobre de cette même année, pour une journée de jeûne et de prière pour la paix. Afin d’appuyer cette démarche, la Communauté de Sant’Egidio a entrepris de lancer les rencontres « Hommes et religions » organisées chaque année dans une ville différente. Elles sont le cadre informel de débats, d’échanges et de prières.
Cette année, plusieurs dates significatives marquaient ce rassemblement : le 4e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, le 90e anniversaire du génocide arménien, le 60e anniversaire de l’anéantissement de Hiroshima et Nagasaki par la bombe atomique et le 60e anniversaire de la Libération des camps de concentration nazis. La présence du Catholicos arménien et le témoignage de survivants de Hiroshima et des camps de la mort ont conféré à ces journées de rencontres pour la paix beaucoup d’émotion.
En ce qui concerne la France, la célébration cette année du centenaire de la loi de 1905 (séparation des Églises et de l’État) a donné l’occasion aux participants de débattre de la laïcité. « Il était important pour nous de venir en France découvrir une autre réalité que ce que nous avions pu vivre en Italie, en Allemagne ou en Espagne » a déclaré Andrea Riccardi. »

L

e Catholicos Karékine 1er, de son de baptême Nichan Sarkissian, est né à Kessab, en Syrie, le 27 août 1932. Ordonné diacre de l’Église Apostolique Arménienne en 1949, il achève en 1952 de brillantes études qu’il a suivi au séminaire du Catholicossat arménien de Cilicie à Antélias, près de Beyrouth. La même année, il est ordonné prêtre célibataire sous le nom de Karékine. Il reçoit le grade de vartabed (archimandrite ou docteur en théologie) en 1955.

Il reçoit l’ordination épiscopale et est nommé évêque de Téhéran en 1964, puis au diocèse irano-indien de 1971 à 1973. En 1973, il est nommé archevêque et primat de la prélature de l’est des États-Unis, à New-York, entre 1973 et 1975.

Il retourne à Beyrouth en 1977. Le 29 mai, il est élu Catholicos de la Grande Maison de Cilicie et sert en qualité de Catholicos-Coadjuteur jusqu’à la mort du Catholicos de l’époque, Khorène 1er, en 1983. Il devient le Catholicos Karékine II entre 1983 et 1995.

Il est élu 131ème Catholicos de Tous les Arméniens le 9 avril 1995, sous le nom de Karékine Ier (premier Catholicos de ce nom à Etchmiadzine). Les cérémonies de son élection ont eu lieu du 30 mars au 9 avril 1995. Une délégation de la région Rhône-Alpes constituée de Messieurs Armand Bahadourian, Robert Donikian et Manoug Stépanian a accompagné Monseigneur Norvan Zakarian, évêque des Arméniens de la région de Lyon et ses environs, à ces cérémonies.

Il décède le 29 juin 1999 au Saint-Siège d’Etchmiadzine.

Il est l’auteur de trois ouvrages :

LA VISITE DU CATHOLICOS KAREKINE 1er

Au cours de sa visite pastorale le 17 février 1997, Sa Sainteté Karékine 1er apporte sa bénédiction à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle école Markarian-Papazian. Le conseil paroissial organise une réception au Toboggan à Décines pour une rencontre avec la communauté arménienne.

A Caluire, la communauté arménienne remplie la salle « Le radiant » pour une rencontre avec le Catholicos Karékine 1er. Le catholicos répondra à toutes les questions comme la position de l’Église Apostolique d’Arménie face aux sujets éthiques comme l’euthanasie, le remariage, la place des femmes dans l’église, etc. Un repas est organisé à l’Espace Tête d’Or.

Sa Sainteté célébrera la divine liturgie le dimanche matin en l’Église Souri Harpagon (Saint-Jacques-de-Nisibe) de Lyon qui sera suivie d’un repas au SOFITEL réunissant les membres du conseil, les représentants des églises arméniennes et des églises sœurs.

S

a Sainteté Vazken 1er (de son prénom de baptême, Levon-Garabed Baldjian) est né à Bucarest le 20 septembre 1908. Il fréquente l’école primaire d’ Odessa. En 1936, il achève ses études à la faculté de philosophie et littérature. Il est ordonné moine en 1943, puis est élu prélat de Roumanie de 1947 à 1955. Il est  consacré évêque en 1951 et devient Catholicos de Tous les Arméniens le 30 septembre 1955 par un synode électoral composé de 137 électeurs, succédant ainsi au Catholicos Kévork VI. Il effectue plus d’une trentaine de visites pontificales aux différents diocèses arméniens et fortifient les liens avec les églises sœurs. Il consacre des évêques dès le 6 octobre 1955, parmi lesquels se trouvait Monseigneur Sérovpé Manoukian, archevêque des Arméniens de Paris. Grâce à ses efforts, l’Église Arménienne fait partie du Conseil Mondial des églises à partir de 1962. Il a été décoré de multiples médailles parmi lesquelles celle de l’ordre de Héros National Arménien en 1994. Il a béni la nouvelle indépendance de l’Arménie. En 1991, il consacre son dernier Murôn (Saint-Chrême) et le surnomme « le Murôn de l’Indépendance ».

Le Catholicos Vazken 1er est un ecclésiastique cultivé, polyglotte, d’un grand patriotisme et d’une profonde spiritualité. A travers l’œuvre accomplie en ses trente années de catholicossat, il s’est révélé réformateur, constructeur (chinarar), mécène, et très bon administrateur. Durant son long pontificat, le Saint-Siège d’Etchmiadzine a été complètement rénové, réformé et embelli, grâce à des bienfaiteurs tels que Alec et Marie Manoukian, K. Gulbenkian, entre autres.

Il décède le jeudi 18 août 1994.

Ses visites pastorales à la paroisse de Lyon

Le Catholicos Vazken 1er visite la communauté arménienne de Lyon pour la première fois le 10 et le 11 avril 1956. Dès son arrivée, il se rend dans la modeste église de la rue Louis Blanc puis sur l’emplacement où doit s’élever la future église. Dans son discours, il encourage les Arméniens de Lyon à rester toujours fidèles à leur Eglise et à leur langue tout en respectant les lois de la France. A cette occasion, Monsieur Gulbenkian (président de l’UNEAALE) prononce le discours suivant :

« Sa Sainteté Vazken 1er est venue chercher ici ses fils, son peuple, qui a traversé les siècles, en brisant la chaîne des superstitions, qui a survécu à une extermination sans précédent et qui est réfugié aujourd’hui en ces terres d’exil. Il est vrai, Très Saint Père, que nous vivons loin de notre patrie et du Saint-Siège d’Etchmiadzine et de son Souverain Pontife; mais nous déclarons solennellement que vos fils exilés et reconnaissants restent toujours attachés à vous. Nous n’oublions pas nos frères et nos sœurs qui vivent dans la patrie, nous n’oublions pas le lac Sévan, l’Ararat, l’église magique de Guéghard et tous les monuments qui immortalisent le peuple arménien. Nous éduquons nos enfants nés en ces terres d’accueil en leur inculquant l’amour de la terre ancestrale. Nous leur apprenons l’histoire sanglante de notre génération. Très Saint Père, priez pour nous, nous prierons aussi pour vous, nous vous resterons indéfectiblement liés. Notre peuple ne mourra pas, tout comme la cathédrale d’Etchmiadzine. Nous souhaitons de tout notre cœur que le patriarche qui occupe aujourd’hui le trône d’Etchmiadzine vive longtemps encore. Je considère qu’il est également de mon devoir d’exprimer ici notre reconnaissance envers le peuple français, envers ce beau pays, envers son gouvernement épris de justice, sous la protection duquel nous vivons heureux. Vive la France, vive l’Arménie. »


S.S. Vazhen 1er debout. De droite à gauche, assis, le Père Torkom Postékian.

Quatorze ans plus tard, le 23 mai 1970, Sa Sainteté Vazken 1er revient à Lyon. Accompagné de Monseigneur Sérovpé Manoukian et de l’Archimandrite David Sahaguian, il entre solennellement dans l’église Saint-Jacques (Sourp Hagop). Une rencontre avec la communauté arménienne de Lyon est organisée Salle Rameau. Dimanche 24 mai, le Catholicos célèbre la Divine Liturgie dans l’église Saint-Jacques, en présence du Cardinal A. Renard et du représentant de l’association « Unité chrétienne ». Le lendemain, 25 mai, il se rend au centre œcuménique Saint-Irénée de Lyon et à la mairie où il s’entretient avec le maire Louis Pradel. Le 26 mai, il rencontre les dames de la Croix-Rouge et de la Croix-Bleue, les représentants de l’UNA de Vienne. Les 27 et 28 mai, le Saint Père visite les communautés de Décines et de Valence.


Le Progrès, mai 1970.

Le 14 mai 1979, Sa Sainteté Vazken 1er visite pour la troisième fois la communauté arménienne de Lyon. Accueilli à l’aéroport par Monseigneur Sérovpé Manoukian et Monseigneur David Sahaguian ainsi que Monsieur Sébou Sarian, président de l’UNEAALE, différentes rencontres seront organisées avec les représentants de la société civile et de l’Église de Lyon. Ainsi, le Catholicos rendra visite au préfet du Rhône, Olivier Philip, au maire de Villeurbanne, Charles Hernu, au Maire de Lyon, Francisque Collomb, au Cardinal Renard. Il rencontrera les enseignants et les élèves de l’« école Haïgazian », les représentants de l’UNEAALE, et célébrera la divine liturgie le dimanche 20 mai. Invité par Monseigneur Sérovpé Manoukian à prononcer son discours d’adieu, il s’exprime en ces termes (extraits) : « Ce fut aujourd’hui un jour de bonheur pour nous, parce que nous avons prié ensemble ce matin en votre église et parce que nous nous rencontrons à nouveau en ce lieu…Il est clair, et il faut que cela le soit pour tout le monde, que le fondement de la diaspora ne peut être que l’Église Arménienne. Toutes les autres organisations ont leur place et leur rôle, mais ce qui les réunit, ce qui leur donne la force et l’énergie, ce qui donne un sens à leur existence, est et reste toujours l’Église Arménienne… Nous savons qu’il y a devant nous une question de vie ou de mort, surtout en diaspora, puisqu’il s’agit de lutter pour notre survie, pour la pérennisation de la langue arménienne, pour la consolidation des liens avec la patrie. Le rôle qui nous est dévolu est d’autant plus lourd. Nous voulons insister, en particulier, sur le problème de la langue arménienne, qui a une importance de premier plan. Nous devons maintenir, autant que possible, cette langue vivante, puisque c’est l’un des piliers sur lesquels repose notre spiritualité….Notre bénédiction va à tous ceux qui œuvrent en possession de cette confiance et de cette foi, et qui font leur devoir devant Dieu, notre peuple et notre histoire. »


Assis, de gauche à droite : Mgr ?, Mgr Sérovpé Manoukian, S.S. Vazken 1er, Mgr David Sahaguian, Martin Oflaz. Derrière, debout, à gauche : Jean Berbérian (chef actuel de la chorale Gomidas).


De gauche à droite : 1er rang : Monsieur Sébou Sarian – Mgr Sérovpé Manoukian – Sa Sainteté Vazken 1er – Mgr David Sahaguian – Monsieur Djibraïel Bahadourian. 2ème rang : Monsieur Berdj Tatéossian – Monsieur Stépan Vanessian – Père Isaac Hékimian – Monsieur Jacques Hamandjian – Monsieur Marc Boghossian – Monsieur Varoujan Krikorian. 3ème rang : Monsieur Jean-Pierre Mirdjanian – Monsieur Jacques Ekmekdjian – Monsieur Varoujan Adjémian.


De gauche à droite : Monsieur Garbis Djinguederian – Monseigneur David SahaguianMonseigneur Sérovpé Manoukian – S.S. Vazken 1er – de dos, Monsieur le Préfet Olivier Philip.


De gauche à droite : 1er rang : Monseigneur Sérovpé Manoukian – S.S. Vazken 1er –  Monsieur le Maire Francisque Collomb. 2ème rang : Maître André Soulier – Père Massis Kalousdian – Monseigneur David Sahaguian. Arrière plan, derrière Monseigneur Sahaguian : Père Vlassios de l’Église grecque orthodoxe.


De gauche à droite : Monsieur le Maire Francisque Collomb – S.S. Vazken 1er.

K

arékine 1er Hovsépian est né à Tcharkhdarkhlou, en Artsakh. Il est reconnu comme étant un héros de la bataille de Sardarabad.

Durant la seconde guerre mondiale, il est envoyé aux Etats-Unis où il sera élu Primat de l’Église Apostolique Arménienne à New-York.

Suite au décès du Catholicos d’Antélias (Liban), les délégués (laïcs et religieux) l’élisent Catholicos de la Grande Maison de Cilicie en 1943. Cependant, en raison de la guerre, il ne pourra s’y rendre qu’en 1945.

C’est grâce à lui que Kévork VI Tcherekdjian est consacré Catholicos Suprême de Tous les Arméniens au Saint-Siège d’Etchmiadzine en 1946.

Il est le seul Catholicos autorisé par le Saint-Siège d’Etchmiadzine à porter la croix en diamant sur son véhrar (capuche).

C’est un savant et un érudit, sans doute l’un des plus grands de l’Église Apostolique Arménienne, d’une grande humilité, très aimé et honoré par le peuple arménien.

Son œuvre est composée de :

– un catalogue des manuscrits d’Antélias

– un ouvrage intitulé « Les colophons » dont seul le tome 1 du 5ème siècle à 1250 a été publié à Antélias en 1951

– un livre sur « Le concile de Tsoravank et le concile de Choragats » publié à Vagharchapat en 1913

– un ouvrage en deux volumes publié en 1983 pour le tome 1 et en 1987 pour le tome 2 par l’Académie des Sciences d’Arménie : « Matériaux et études sur l’histoire de l’art arménien » – « Նիւթեր և ուսումնասիրութիւններ հայ արւեստի պատմութեան».

Sur la photo, il est entouré de Monseigneur Ardavazt Surmeyan, à sa gauche, et de Monseigneur Térénig Poladian, à sa droite.

« Âgé de soixante-seize ans au moment de son élection au siège patriarcal de Cilicie, au moment où les survivants du Génocide devaient reconstruire l’Eglise en même temps que leurs propres existences, sa Sainteté Karékine 1er Hovsépian déclarait « Գործ կայ, կայ ու կայ » (Du travail, il y en a, il y en aura encore et encore). » (Extrait d’un article du journal Armenews du 18/10/2013 signé par Sahag Sukiasyan).

Sa visite à la paroisse de Lyon

La visite à Lyon de l’archevêque Karékine Hovsépian est un fait marquant des années 1930. Il vient en tant que nonce apostolique du Catholicossat de Tous les Arméniens pour collecter les fonds nécessaires pour la reconstruction de la cathédrale de Saint-Etchmiadzine. Tous les Arméniens de Lyon participent généreusement à cette collecte.

Il revient en tant que Catholicos de la Grande Maison de Cilicie en 1950. Il se rendra à la chapelle située rue Louis Blanc à cette époque.

L

e Patriarche Chenork Kaloustian (de son prénom de baptême, Archag) est né en 1913 dans le village de Yozgat, en Turquie. Son père se prénommait Mihran et sa mère, Chouchane-Gultané. Il avait un frère, Armin, et deux sœurs, Anouche morte prématurément et Chenorhig décédée dans le tohu-bohu de la guerre. Son père meurt alors qu’il a à peine 2 ans. Son frère Armen est envoyé avant lui à l’orphelinat américain Talassi où il mourra plus tard avec d’autres orphelins d’une épidémie de fièvre en 1923. En 1922, il fut séparé de sa mère pour être envoyé d’abord dans un orphelinat au Liban puis dans un orphelinat américain à Nazareth, en Palestine, et ensuite au collège américain du village Talas en Cappadoce qu’avait fréquenté aussi son frère Armen. A partir de cette date, le jeune Archag se trouva seul, privé des bienfaits de la maison chaleureuse familiale. En 1955, après 33 longues années, il retrouve sa chère mère.

Il entre au collège de Jérusalem le 14 juillet 1927 pour une préparation spirituelle. Il est ordonné diacre en 1932 par le Patriarche Torkom Kouchaguian. Le 4 août 1935, il est ordonné prêtre célibataire le jour de la fête de Vartavar et reçoit le nom de Chenork. En 1936, il est désigné directeur du collège Jarankavorats. Deux ans plus tard, en 1937, il est nommé directeur de l’imprimerie « Saint Jacques » et vice-rédacteur de la revue « Sion ». La même année, il est nommé Vartabed (Maître) par le Patriarche Torkom Kouchaguian. Il est envoyé à Haïfa en tant que père spirituel de Haïfa et des environs. En 1941, il est envoyé à Antélias où il dirigera pendant trois ans le séminaire du catholicossat de la Grande maison de Cilicie. En 1945, au moment de l’armistice de la seconde guerre mondiale, il se trouve à Londres en tant que directeur spirituel. Trois années plus tard, en 1948, il part pour les Etats-Unis à l’invitation du Primat, Monseigneur Diran Nersoyan. Il est tout d’abord le pasteur de la communauté arménienne du New-Jersey. Il s’installe ensuite à New-York où il prend en charge la rédaction du journal officiel « L’Église arménienne » de la prélature.

En 1952, il reçoit le degré de maîtrise supérieure et part pour Los-Angeles en tant que Primat du Diocèse de Californie. Trois ans plus tard, en 1955, il reçoit des mains de Sa Sainteté le Catholicos Vazken 1er l’onction épiscopale au Saint-Siège d’Etchmiadzine et le nomme à la direction du séminaire d’Etchmiadzine. Il accepte cette mission mais demanda à retourner en Amérique afin d’achever le travail entrepris. En repartant pour l’Amérique, il s’arrête à Constantinople où il retrouve sa mère après une séparation de 33 ans. A peine arrivé en Californie, survient la question de l’élection catholicossale d’Antélias où il est invité à cette occasion. Des divergences apparaissent entre Antélias et le Saint-Siège. Le patriarche Karékine 1er Khatchadourian et l’évêque Chenork Kaloustian étaient allés en Egypte pour participer au Concile des Evêques, rentrent ensemble à Bolis. Puis, Monseigneur Kaloustian part aux Etats-Unis et de là, repart pour prendre son poste à Saint-Etchmiadzine. Il retourne au Saint Siège de Jérusalem en 1956 où il rencontre une ambiance agitée. Il est contraint de rester à Jérusalem où en 1957, cinq jours après l’élection du Patriarche l’Archevêque Diran, à la majorité écrasante des votes de l’assemblée monastique, il est nommé Grand Sacristain au Saint Siège de Jérusalem. En 1960, à une période de confusion au patriarcat de Jérusalem, il est obligé d’abandonner Jérusalem et Chypre pour aller à Bolis, en tant qu’invité du patriarche Karékine 1er. Le 11 octobre 1961, sur les conseils du patriarche Karékine 1er, il prolonge son séjour à Bolis, à la suite du décès du Patriarche Karékine Khatchadourian, et à la demande de l’ensemble de la communauté des arméniens de Bolis, il est élu Patriarche des Arméniens de Constantinople, en devenant le serviteur le plus fidèle à sa foi de l’Église Apostolique d’Arménie. En 1985, son jubilé est célébré solennellement. Au cours d’une visite au Saint-Siège d’Etchmiadzine (Arménie) où il était venu pour apporter réconfort et consolation aux rescapés du tremblement de terre, il décède le 7 mars 1990 suite à une chute. Il rendit son dernier souffle en citant le psaume « Aie pitié de moi, Seigneur ». Son corps est rapatrié à Istanbul le 14 mars 1990. Le sacrement de l’extrême onction et les funérailles ont lieu le dimanche 18 mars sous la présidence du chancelier l’archevêque Nersès Bozabalian et son corps est transféré dans le quartier des ecclésiastiques, au cimetière de Chichli.

Le bienheureux patriarche Chenork est le saint de notre temps. Le Père Isaac Hékimian est le dernier prêtre qu’il aura ordonné.

Le bienheureux patriarche a collaboré à la presse arménienne de Bolis et de la diaspora, en particulier pour « Marmara » et « Sion ». Il a rédigé le journal officiel mensuel du patriarcat de Jérusalem « Sion » (1956-1960). En Amérique, alors qu’il est occupe la fonction de prêtre paroissial, il rédige les journaux religieux « Gantèr » et « L’Église d’Arménie ». Il est l’auteur d’études inédites sur la morale religieuse comme « Les dimanches de l’Avent », « Le livre des psaumes », « Les psaumes du repentir ».

VISITE PASTORALE DU PATRIARCHE CHENORK KALOUSTIAN

En 1980, Monseigneur Chenork Kaloustian rend une visite pastorale à la communauté arménienne de Lyon qu’il mettra à profit pour collecter de l’argent pour les élèves du séminaire (tbrévank) de Sourp Khatch (Sainte-Croix) d’Istanbul (Turquie).

Celebration_eucharistique


Arrivée à la gare : Sa Béatitude Monseigneur Chenork Kaloustian, Patriarche des Arméniens de Constantinople, est accueilli à la gare de Perrache par le Père Norvan Zakarian, Madame Gazarian, Monsieur Sébou Sarian, Président de l’union nationale arménienne de Lyon, Monsieur Kévork Kabaradjian et le Père Isaac Hékimian.


Dans la salle communautaire : Les convives, de droite à gauche : le Père Kévork Zabarian (Eglise catholique arménienne), Monsieur Hagop Terzan, Monseigneur Norvan Zakarian (Eglise apostolique arménienne St-Jacques de Nisibe de Lyon), Monsieur Sébou Sarian, Président de l’union nationale arménienne de Lyon, le Patriarche Monseigneur Chenork Kaloustian, Monsieur Djibraël Bahadourian, Monsieur Vicken Aykazian (Kavazanaguir, porteur de crosse), le Pasteur René Lévonian (Eglise protestante arménienne), le Père Isaac Hékimian, Monsieur Antranig Aubozian (Président d’honneur du conseil d’administration de Lyon) et Monsieur Aris Khatchadourian (Président de l’Union nationale arménienne de Charvieu)


A la mairie : le Patriarche Chenork Kaloustian est reçu par le maire de Lyon. De gauche à droite : Monsieur Francisque Collomb, maire de Lyon, Maître André Soulier, le Patriarche Chenork Kaloustian, Monseigneur Norvan Zakarian (Eglise apostolique arménienne St-Jacques de Nisibe de Lyon) et Monsieur Sébou Sarian (Président de l’union nationale arménienne de Lyon).